La nourriture principale : les flocons d'avoine
En captivité, les flocons d'avoine non cuits sont la nourriture de référence pour le blob. Ce choix n'est pas arbitraire : l'avoine offre un excellent équilibre entre glucides lents (amidon), protéines végétales, fibres solubles et minéraux essentiels. C'est ce que des décennies d'expérimentation en laboratoire ont validé comme substrat nutritif optimal et pratique.
| Type de flocons | Recommandation | Pourquoi |
|---|---|---|
| Petits flocons fins (type "flocons d'avoine instantanés") | Idéal | Grande surface de contact, colonisation rapide par le blob |
| Gros flocons entiers | Acceptable | Le blob peut les coloniser, mais plus lentement |
| Flocons bio (sans fongicide) | Légèrement préférable | Théoriquement meilleur mais différence pratique minime |
| Flocons cuits ou précuits | À éviter | Trop humides, favorisent les moisissures |
| Farine d'avoine | À éviter | Se mélange au substrat, difficile à gérer |
Quantité et fréquence
Une erreur courante chez les débutants est de donner trop de nourriture d'un coup. Voici les bonnes pratiques :
- Quantité par repas : 2 à 4 flocons pour un blob en boite de Petri standard (9-12 cm). Ce nombre semble infime, mais les flocons d'avoine contiennent beaucoup d'amidon et un seul flocon peut nourrir un blob pendant 12 à 24 heures.
- Fréquence : tous les 2 à 3 jours en période d'activité normale.
- Positionnement : posez les flocons à 2-3 cm du bord avancé du blob, pas directement contre lui. Il doit faire l'effort de se déplacer pour les atteindre : c'est ce qui stimule son exploration.
Gérer les vieux flocons
Les flocons d'avoine colonisés par le blob depuis plus de 3-4 jours commencent à se dessécher et peuvent attirer des moisissures. Retirez-les délicatement avec une pince ou un cure-dents avant d'ajouter de nouveaux flocons.
Nourritures alternatives et compléments
| Aliment | Utilisation | Avantage | Inconvénient |
|---|---|---|---|
| Levure de bière (déshydratée) | Complément, 1 pincée par semaine | Riche en vitamines B, stimule la croissance | Se décompose vite, humidifier avec parcimonie |
| Champignons frais (shiitake, champignon de Paris) | Occasionnel, petits morceaux | Source naturelle proche du régime sauvage | Peut moisir rapidement si trop humide |
| Graines germées (luzerne, radis) | Expérimental, occasionnel | Riches en enzymes, intéressant pour observer les préférences | Produisent de l'humidité, à surveiller |
| Agar bacterisé (en laboratoire) | Professionnel | Proche du régime naturel (bactéries vivantes) | Complexe à préparer pour un amateur |
Ce qu'il faut absolument éviter
- Le sel : même en très faible quantité, le sel provoque une déshydratation osmotique des cellules du blob. À éviter absolument.
- Les agrumes : le jus ou les zestes de citron, orange, pamplemousse contiennent de la limonène et d'autres terpènes très répulsifs. Même les mains parfumées d'agrumes peuvent perturber un blob.
- Les huiles essentielles : toxiques pour le blob à des concentrations minimes.
- L'alcool : désinfectants, lingettes... même les vapeurs peuvent stresser le blob.
- La nourriture cuisinée : sel, graisses, épices... un aliment cuisiné est rarement adapté au blob et souvent harmful.
- Trop de nourriture d'un coup : les restes de nourriture se décomposent et créent un terrain favorable aux moisissures, qui peuvent envahir et tuer le blob.
Que faire si le blob refuse de manger ?
Si votre blob ne s'approche pas des flocons après 24h, vérifiez dans cet ordre :
- L'humidité : le substrat est-il encore humide ? Un blob sur substrat sec entre en dormance plutôt que d'explorer.
- La distance : les flocons sont-ils trop loin (>5 cm) ou trop proches (collés au blob) ?
- La lumière : la boite est-elle exposée à une lumière directe ou forte ? Le blob fuit la lumière avant de chercher de la nourriture.
- La température : en dessous de 15°C, le blob ralentit fortement et peut sembler inactif.
- La fraîcheur du blob : s'il vient d'être réactivé, il peut mettre 48-72h avant de se comporter normalement.